Il était une fois...

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Il était une fois...

L'objectif de ce blog est de vous faire prendre conscience que vous n'êtes pas seul, que d'autres ont eu les mêmes vécus, les mêmes ressentis et...s'en sont sortis ! c'est la raison pour laquelle j'ai décidé d'écrire dans les grandes lignes mon histoire. J'espère que quand vous lirez les différentes étapes vous vous direz "tiens moi aussi !" et que vous vous sentirez un peu moins seul, que vous prendrez conscience qu'on peut toujours trouver une solution, que parfois c'est un mal pour un bien...

Je m'appelle Kay et comme beaucoup de gens j'ai eu  pas mal d'aléas dans ma vie...

« Je suis née dans une famille d’cinglés,

où mes parents sont pas toujours contents,

je suis née dans une famille d’cinglés,

où les cris font partis du bon temps.

Mais pourtant j’me sens bien je profite des miens…

ah mon dieu mon dieu qu’c’est important que d’être bien portante,

ah mon dieu mon dieu qu’c’est important que d’n’avoir que 13 ans…. »

 

En fait c’était ma sœur qui avait 13 ans, moi à l’époque de la création de cette petite chanson je n’en avais que 10 mais comme c’était l’aînée et qu’en ce temps je cherchais encore son attention je hurlais ces paroles à tue-tête avec elle… ah ma sœur aînée… toute une histoire à elle seule…

 

Mais ne nous éloignons pas du héros de notre histoire : MOI !  eh eh pour une fois que je suis l’unique centre de quelque chose je vais pas me priver, surtout que c’est moi qui écrit alors je fais ce que je veux !

 

Bon, je suis née le 23 décembre, déjà qu’entre le tremblement de terre en Chine qui a fait plus de 15000 morts, la fin des Beatles et la mort de Jimy Hendrix ou de Janis Joplin c’était pas une super année mais naître quand dehors il fait -2°C et qu’en plus le lendemain c’est Noël, vous avouerez que c’était vraiment pas de bol ! Mais comme le disait un chanteur populaire dont je tairai le nom (parce que je l’ai oublié !) on choisit pas d’où on naît on choisit pas d’où on vient. A bien y penser il faut que je fasse des recherches sur internet pour retrouver les paroles exactes et le nom du chanteur car les quelques bribes qui m’en reviennent me seront très utiles  !

 

Mauvaise année…

 

Mauvais jour…

 

Mauvais karma…

 

A peine née je posais déjà des problèmes à mes parents, refusant obstinément de m’alimenter, frôlant la mort à quelques semaines, convulsant à deux ans… autant dire que les 5 premières années ne furent pas une totale réjouissance pour mes géniteurs et leur entourage, raison peut-être pour laquelle ils mirent près de 6 ans avant de retenter l’expérience parentale ! Avec du recul je me dis qu'à l'époque j'essayais déjà de leur dire que quelque chose n'allait pas dans nos relations et qu'à défaut de savoir parler...

 

Puis les choses se sont calmées, je suis devenue une enfant, comme dira ma mère plus tard et ce n’est pas glorifiant : banale ! Si ce n’est mon côté garçon manqué qui l'horripilait , je ne posais aucun problème à ma mère… je dis ma mère car celui qui avait contribué à ma naissance pour le gêne masculin s’est révélé d’une absence exemplaire ! 

Quand j’ai commencé à écrire j’ai été incapable de retracer les événements de ma petite enfance, bizarre non de pas se rappeler ? ou peut-être est-ce un refus de mon subconscient… faudra que j’en parle à Freud un de ces quatre ! bref… j’ai alors sollicité ma mère afin qu’elle me « raconte » et voici en partie ce que j’ai obtenue : « En ce qui te concerne, je n’ai pas de souvenirs  particuliers la routine des mères qui travaillent les devoirs à vérifier, les inscriptions aux activités (auxquelles je précise elle n'est jamais venue m'encourager !), les sorties les contrôles de médecin rien de compliqué tu étais une enfant comme les autres. » Affligeant non ? oui voilà, pour ma mère, celle que j’avais adulée pendant tant d’années, je n’ai été qu’une enfant comme les autres…

 

Heureusement ou malheureusement je ne me m’en suis pas rendu compte tout de suite.

 

Effectivement, l’ambiance à la maison étant constamment en effervescence, il n’y avait pas de place pour la réflexion et les états d’âme, le seul mot d’ordre étant survivre !

 

Survivre aux continuelles disputes et batailles familiales, survivre aux envahisseurs qui peuplaient la maison de mes parents systématiquement tous les weekends, survivre à une position où je me sentais constamment le cul entre deux chaises, survivre aux problèmes de mes sœurs ou posés par elles, etc.

 

C’est alors que j’ai inconsciemment pris la décision de me faire fantôme…

 

Je pensais effectivement qu’en devenant une enfant modèle mes parents seraient fiers de moi, me porteraient un peu plus d’attention et je deviendrais quelqu’un…

 

Je fis donc consciencieusement mes devoirs (mais pas trop quand même mon gène de la fainéantise étant trop fort), me mis à fréquenter des gens « fréquentables » (selon les critères parentaux), un peu de sport, un peu de musique (sans résultats !)...

 

Que pouvais-je faire de mieux ??? et pourtant… pourtant je suis restée dans l’ombre… on me traînait dans des endroits qui m’ennuyaient profondément sans me demander mon avis, on ignorait mes compétitions sportives, on invitait 30 personnes la veille de mon baccalauréat, on se vantait de mes prouesses scolaires sans même savoir en quoi elles consistaient exactement, on ignorait mes interrogations existentielles… je crois que si je n’avais pas été là les choses se seraient déroulées… exactement de la même façon !

 

En résumé, une enfance gâchée par une famille complètement déchirée et violente, une absence quasi-totale de démonstration affective, une impression quasi permanente de déni et de négligence, un sentiment de déranger, de ne pas trouver ma place, de ne compter pour personne… aïe aïe aïe me direz-vous, et je vous vois déjà penser à une adolescence monstrueuse ! et bien même pas et c’est là toute la catastrophe !

 

 

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